Actualités
Vittoz : un précurseur!
Bibliographie
Indications
Extraits d'un Mémoire
Vittoz pour les enfants
Réflexion

Imprimer cette page

 

VITTOZ pour LES ENFANTS de 7 à 9 ans

Ce texte vient d'être publié chez Téqui. "Vittoz pour les enfants" 4,50 €

Pour le commander écrire à : Edition Pierre Téqui, Le Roc St Michel
53150 St Céneré : Téléphone : 02 43 01 01 81
Demandez le à votre libraire

Texte rédigé pour présentation des exercices plus spécifiques pour les jeunes enfants.
Destiné aux praticiens de la Méthode Vittoz.

Trop souvent l'on pense que l'enfant est trop jeune pour la Méthode Vittoz. Quel dommage! pour en avoir fait travailler un grand nombre de cet âge je peux affirmer combien cela leur a été bénéfique. En 3 ou 4 séances l'enfant a tout compris.

N'oublions pas que c'est le meilleur moment pour la réceptivité! alors si elle est bien mise en place le travail du cerveau en sera très facilité.

Janine Mortier

 

Avec les enfants, petits, 7/8ans, j'ai cherché comment les intéresser à la Méthode Vittoz, comment leur faire comprendre cette action sur le cerveau, pour que celui-ci fonctionne bien, et que par là même ils se sentent mieux.

L'important dans la méthode Vittoz est de donner à chacun la possibilité de se prendre en charge, en sachant quoi faire lorsqu'une difficulté se présente.

L'enfant est tout à fait capable de comprendre cela, et même il est très heureux de découvrir les petits moyens qu'il peut utiliser pour que son cerveau marche bien. Bien sûr je rassure l'enfant en lui disant qu'il va apprendre en s'amusant.

Comment je procède ?

Quand le parent, père ou mère appelle, il m'explique le pourquoi de la demande qui est presque toujours une difficulté de concentration à l'école, ou bien : " il ne s'intéresse à rien " ou encore " il ne peut pas apprendre à lire " ou : " je crois qu'il ne veut pas travailler, il est paresseux " et quelquefois : " c'est sa maîtresse qui demande à ce qu'on fasse quelque chose " " il manque de confiance en lui " etc….

Souvent à ce moment là j'explique brièvement au parent en quoi consiste la méthode, et que celle-ci va être apprise à l'enfant tout en s'amusant, et je demande au parent qui appelle, de le dire à leur enfant. Je dis quelques mots à propos de la rééducation du contrôle, que la méthode aide au meilleur fonctionnement du cerveau.

Au premier RDV, j'embrasse l'enfant d'abord, puis ensuite je salue le ou (les) parents. Presque immédiatement j'invite le parent accompagnant à nous quitter, pour faire travailler de suite l'enfant. Et je précise que c'est leur enfant qui leur expliquera le Vittoz quand ils viendront le chercher. Et je les invite à revenir 50 mn plus tard. C'est toujours très bref avec les parents à ce moment-là.

Exemple d'une première séance.

Mon " petit matériel "est toujours près déjà, et l'enfant regarde tout ça en général avec intérêt, et je le fais asseoir à une table, sur laquelle j'ai posé une ardoise vélléda et un pot de crayons de différentes couleurs.

Je lui dis : " maman m'a dit que tu avais des difficultés à l'école , mais toi, peux tu me dire ce qui est difficile pour toi ? " Plusieurs m'ont dit : " ça va bien ! " Prochore 8 ans me dit : " j'ai du mal à la conjugaison ". Alina : " je viens parce que j'ai peur " "Tu as peur ? et ça fait comment quand tu as peur ? ". Elle se rassemble, ferme les yeux et elle me dit: " quand j'ai peur je peux penser qu'à ça, j'arrive pas à penser à autre chose ! " Clément : " je suis stressé des fois, je dors pas bien, les films me font peur, je suis pas calme. "

Alors je dessine la sinusoïde, sur l'ardoise :

Je lui explique que ça représente un peu comment marche leur cerveau, et dans la bosse le cerveau travaille, c'est quand il réfléchit et pense à quelque chose, et dans le creux le cerveau se repose.

Je montre alors ma petite balle avec un visage qui a un grand sourire :

" Tu la poserais où ? "

Bien sûr toujours ils trouvent ! et la pose dans le creux .

"Alors il fait quoi ton cerveau quand il se repose ?": " Il rit " ! et ça lui plaît beaucoup.

J'explique donc que je vais lui apprendre à faire rire son cerveau pour qu'ensuite le cerveau fasse une jolie bosse, parce que c'est quand le cerveau rit bien qu'il peut ensuite bien travailler.

Sinon, (et alors je lui fais mimer ), je lui demande de remplir sespoumons, et je dis: " tu restes comme ça un peu " - "dis moi tu peux toujours rester comme ça ?"- " Ben non " - "Pourquoi ? "- " parce que je pourrais plus respirer ! "

"Et bien tu vois pour ton cerveau c'est un peu pareil, s'il ne se repose pas et bien voilà ce que ça fait ."

 

"Et il ne peut plus travailler et tu ne comprends pas bien à l'école ce que la maîtresse te dit… et tu as du mal pour apprendre les leçons!"

Pour que l'enfant s'approprie bien ce travail de son cerveau, après chaque exercice je lui demande : " alors il a fait quoi ton cerveau ? " Et selon qu'il a fait un exercice dans le but de le mettre en réceptivité il va répondre " il s'est reposé ". En revanche s'il vient de faire un exercice de concentration : " il a réfléchi " Un jeune de 13 ans me répond " là il est en service ! "

La première chose à acquérir étant la conscience du corps, voilà comment je m'y prends pour conduire l'enfant à cette conscience. Pour eux j'utilise la formule " La petite maison corporelle " bien sûr c'est un moyen parmi d'autres !

Je propose à l'enfant de s'allonger (ils sont sur la moquette) et j'explique la maison corporelle : " ton corps c'est ta petite maison " et je fais sentir le derrière de la maison, quand il est sur son dos. Je lui demande ensuite de sentir le côté droit de sa maison, et il se met sur le côté en fonction de la demande, le côté gauche etc…et je l'invite à dire tout ce qu'il sent, il énumère " je sens ma joue, mon bras, ma cuisse etc…. ". Dès ce petit exercice je repère les gauchers, car ils inversent les côtés.

Ensuite avec un pompon qu'il aime beaucoup, quand il est sur le dos, je fais le tour de la " maison ", en faisant des petits tapotis, ça le fait rire surtout quand j'arrive au visage. Et alors quand j'ai fini le " tour " je lui propose de fermer les yeux : " tu sens encore le pompon qui se promène autour de ta maison. "

Cela fait prendre conscience de ses limites corporelles, et c'est déjà l'apprentissage du rappel mental.

Je lui donne le pompon et je fais faire ce qu'on appelle dans notre langage de praticien Vittoz, l'exercice des " parties doubles. " L'enfant assis par terre nomme la partie de son corps qu'il touche avec le pompon : Avec la main droite il touche le pied gauche, puis il donne le pompon à la main gauche qui touche le pied droit, en même temps il dit " je sens mon pied gauche " " je sens mon pied droit " et ils remontent ainsi en mouvements croisés jusqu'aux yeux ! …je remarque tout de suite les petits dislexiques et les petits gauchers qui commencent bien, mais très vite ils ne changent pas de mains pour toucher le côté opposé, et arrivés au visage ils n'y arrivent plus.

C'est souvent là que je leur explique la petite particularité qui existe dans leur cerveau, et que ce n'est pas grave du tout, mais qu'il faut que leur cerveau fasse une petite gymnastique pour que ça marche bien, " alors si tu prends bien le temps pour que ton cerveau fasse son petit tour, tu verras ce sera bien plus facile pour toi "

Le gaucher ou le dislexique a besoin de temps. Dès qu'on l'oblige à se presser legaucher s'affole et ne peut plus travailler. Il a besoin plus que les autres d'être respecté dans son rythme à lui.

Je promène le pompon le long de son corps, et quand le pompon s'arrête, l'enfant doit nommer la partie touchée : " mon pied droit… " " mon coude gauche, " etc… Là aussi c'est difficile pour les gauchers et dislexiques, ils ont beaucoup de mal. Ce qui est très important alors c'est de dire : " attention, tu sais que ton cerveau doit faire son petit tour, alors tu attends……..et puis tu dis.. " Dès la première séance il va acquérir ce temps propre à lui. Il se sent compris et reconnu dans sa petite particularité. Et alors très vite il va pouvoir accélérer de lui-même.

Quelque fois dans la foulée je propose alors qu'il est allongé, l'exercice suivant :

Lever un bras en inspirant

Baisser le bras en expirant

Et alterner : Bras droit / bras Gauche /Jambe droite /Jambe gauche

Et ensemble : Bras droit et Jambe Gauche Puis Bras gauche et Jambe Droite

Quand ils ont pris possession de cet exercice (dès la première séance la plupart du temps), je les invite à le faire avant d'apprendre les leçons, ou quand ils sont fatigués. Bien qu'étant de l'ordre de la concentration, car l'enfant doit maintenir son attention relativement longtemps, cet exercice remet le cerveau en ordre et donc repose l'enfant.

Debout je me mets en face de lui et je lui propose de mettre ses pieds l'un contre l'autre. Puis je dis : " Dis moi si je te pousse qu'est-ce qui va se passer ? "- " Je vais tomber. "

Alors je mets mes pieds avec un bon espace et je lui demande d'en faire autant : " et si je te pousse ou bien si ton grand frère te pousse qu'est ce qui se passera ?"- " Je tomberai pas " Et souvent je demande " dis moi tu te sens comment quand tu es comme ça ? Ils disent le plus souvent " je suis bien". Le mot solide pour certains.

Ronny 7 ans qui ne peut apprendre à lire me dit : " STABLE " je lui ai fait redire pour être sûre d'avoir bien entendu !

Quelquefois je fais alors l'exercice de l'arbre (le plus souvent c'est à la 2ème séance)." Tu vas sentir comme s'il y avait plein de racines sous tes pieds", et je propose de sentir comme s'il y avait du vent du côté droit, alors il penche en haut mais il n'arrive pas à tomber car ses " racines " le retiennent…

Puis je parle de la sève qui est comme notre sang dans les veines, et je lui propose en touchant son corps de sentir le trajet de la sève depuis les pieds jusqu'à la tête, "et alors ça explose dans quoi ? qu'est-ce qu'il y a en haut ? "- " des branches ! " " et puis ? " " des feuilles " -" et puis ? " -" des oiseaux " et puis ? "- " des fleurs " etc… Ils s'expriment souvent très bien avec cet exercice.

Devant un peaper bord je leur fais retrouver le bon appui plantaire : " comme quand tu fais l'arbre " et je leur montre le tracé du Triangle . Ils tracent avec la main droite en descendant :

1 Je sens ma colonne (en descendant)

2 Je sens mes pieds par terre(base)

3 Je sens mon côté droit(en remontant)

4 Je sens ma colonne(en descendant)

* Puis de même côté gauche

* Et enfin les deux mains ensemble je sens mes pieds par terre

Lorsque l'enfant a bien senti son corps, je fais faire les réceptivités sensorielles

* L'écoute en expliquant que son corps a des petites fenêtres.

Je l'invite à toucher ses oreilles, puis à fermer les yeux, et il ne doit les ouvrir que lorsqu'il n'entend plus rien.

Je fais entendre le bâton de pluie, une éolyre qui résonne après chaque contre les différents petits tubes, une boîte à musique, une balle qui tombe etc ..

Il faut voir le visage complètement détendu pour comprendre le repos que cela procure!

Je fais parfois aussi "l'écoute" lorsqu'il est allongé, en l'invitant à écouter les bruits : De dehors ; De l'immeuble; De la pièce où on est ; De sa petite maison corporelle (et alors il écoute sa respiration.)

Je propose cet exercice à l'enfant qui a du mal à s'endormir, je lui dis : " tu sentiras ta petite maison dans ton lit et puis après tu écoutes ."

C'est après l'exercice de l'écoute, dans la première séance, que je demande à l'enfant : "alors, il a fait quoi ton cerveau? "- " Il s'est reposé ".

Dans les autres séances, ce sera après chaque exercice que je pose la question et que je les invite à dire ce que leur cerveau a fait, pour que petit à petit l'enfant trouve les moyens par lui-même de faire du bien à son cerveau. Puisque c'est la base de la méthode Vittoz.

Pour le sens du toucher : je l'invite à s'asseoir à la table, et là je propose le jeu des " mains intelligentes " : les yeux fermés il vide sur l'ardoise une boîte de boutons et il doit les " marier " 2 par 2 en les reconnaissant au toucher. Il est alors totalement réceptif à ce qui se passe dans les doigts. Tous ils aiment énormément cet exercice.

J'ai aussi 3 sacs remplis : l'un de sable, l'autre de semoule et le 3ème de riz, l'enfant sent les contacts différents, à travers le sac d'abord, et ensuite en plongeant les mains dedans. Toujours dans le but de rendre réceptif au toucher et donc pour reposer le cerveau.

Comme ensuite il est toujours nécessaire de se laver les mains, j'en profite de faire faire cet Acte Conscient en sentant l'eau, le savon et le torchon qui essuie, c'est là qu'ils écoutent le bouton électrique et le bruit de la porte de la salle d'eau… L'enfant enregistre de suite les petits moyens de la vie courante qui vont aider son cerveau à se recharger.

Remarque : Je défile tous ces exercices ici, mais bien sûr je m'adapte à chacun, pour certains il faut faire une très rapide alternance des exercices, alors ce que je note là peut se faire sur plusieurs séances évidemment.

L'accueil des odeurs, je demande à l'enfant de toucher son nez d'abord, car c'est lui qui sent les odeurs. Et je dispose 3 ou 4 flacons de parfum, de ces 4 parfums j'en ai mis quelques gouttes sur 4 cotons et ils doivent là aussi mettre flacons et cotons correspondants.

Pour les petits gauchers mal latéralisés, je leur met un petit pschitt de parfum sur une main et ils nomment la main parfumée, ensuite sur l'autre, qu'ils nomment aussi, et puis je leur demande : " allez , tu sens ta main gauche…tu sens ta main droite " et ils doivent harmoniser le geste.

J'ai trouvé un bon nombre de petits exercices de cet ordre, pour les aider à bien s'approprier leur corps.

Pour les réceptivités visuelles, je pose une gomète de couleur, "tes yeux prennent la photo et tu les fermes". J'enlève cette gomète et j'en pose une autre ….ainsi 6 gomètes de couleur et de forme différentes, successivement . Et alors je demande de dire ce que ses yeux ont vu. Et il dit la forme ou la couleur quelque fois les deux . Cet exercice est très intéressant pour démontrer comment la mémoire est cette faculté d'enregistrement qui est facilité dans la réceptivité, donc la détente, et non dans l'effort. Je fais la même chose avec des grosses lettres plastics de couleur différente…

Pour le goût : Je dispose chocolat, noix ou fraise (à la saison) de l'eau ....et l'enfant est invité à dire ensuite, ce que ça fait dans la bouche : " c'est frais, ça croque, " le temps d'accueil de la sensation met en bonne réceptivité.

Après chacun de ces exercices je pose la question: "il a fait quoi ton cerveau ?" L'enfant comprend très vite, et même tout de suite ce qu'il pourra faire pour reposer son cerveau.

Les exercices de concentration

Le " UN " pour l'enfant

* Le triangle en est un préalable (expliqué ci-dessus) .

* Sentir son axe: Bien installé, le dos en appui sur la chaise, l'enfant roule la " petite balle qui rit "depuis le front jusqu'au bas ventre. Puis je lui dis," et maintenant tu fermes les yeux et tu la sens encore." Cela pour qu'il sente bien son " milieu " c'est-à-dire son axe. Instinctivement il se rassemble au centre. (remède à la dispersion)

*L'exercice des mots double : (lire : " L'enfant et la concentration " de Solange Le Chevalier) cf Bibliographie

Il est bien posé, les yeux fermés et il écoute les mots double que je dis :

Pluie/Soleil

Jour/Nuit

Chien/Chat

Corbeau/Renard

Fenêtre/Porte

Quand c'est fini, je dis le premier mot, l'enfant doit retrouver le 2ème.

* L'exercice dit : " Renommer depuis le premier " : L'enfant pose un objet sur l'ardoise, en fermant les yeux, il le nomme tout bas dans sa tête, puis ensuite à haute voix. Il pose un 2ème objet. Et en fermant les yeux, il le nomme dans sa tête, et renomme à haute voix mais à partir du 1ér. Ainsi de suite jusqu'à 8 ou 9 objets. Il doit toujours renommer depuis le premier. Les enfants aiment beaucoup cet exercice. Ils sont surpris d'y arriver très bien sans fatigue. Bon moyen pour comprendre que " la concentration est un repos " Docteur Vittoz

* Le signe de l'infini

Je le fais d'abord réaliser dans l'espace, en mouvement. En bon appui plantaire, je lui donne deux boules (musicales) qu'il tient d'abord rassemblées au centre, puis il trace, comme une grande roue à droite avec sa main droite, de même à gauche avec sa main gauche, et il revient taper dans le milieu à chaque fois que la roue est terminée. Pour certains je fais dire en traçant :" Je vais chercher mon cerveau dans la lune, je vais chercher mon cerveau dans les étoiles", et en tapant au centre les deux boules il dit : " je suis là"

C'est un des exercices qu'ils aiment à montrer à leur parents lorsque ceux-ci reviennent les chercher.

Je trace aussi ce signe de l'infini, moi-même sur l'ardoise vélleda et l'enfant le couvre de perles plates, en respectant le sens du tracé.

Ou il le fait lui-même d'abord en le dessinant et le couvre ensuite de perles plates.

Alors je propose de suivre ce tracé avec les yeux, et ensuite les yeux fermés il le refait dans " sa tête ". Il intègre très bien l'exercice mental.

Là il est facile de suivre les vibrations, car ils ne bougent pas.

C'est un exercice que je lui propose de faire en classe quand il a difficulté à suivre, pour permettre à son cerveau de se détendre. Le graphique de l'infini qui est un exercice de concentration détend profondément le cerveau, il produit si l'on peut dire! une sorte de " massage " du cerveau.

*Je propose les exercices de l'attention :

" Maintenant tu fais attention ": Dans 5 corbeilles il y a des objets différents = la corbeille de pierres…..la corbeille de laine….la corbeille des odeurs…..la corbeille des " sons " ….la corbeille des boules....

Il doit reconnaître ces corbeilles et dans chacune d'elles j'y ai posé préallablement un " insolite ". L'enfant doit trouver " l'insolite ".

* Je donne une corbeille avec 5 objets différents, il doit porter chacun à une place différente. Puis il revient à sa place, et je lui demande: " où est la balle transparente ? " et ainsi pour chaque objet.

Cela les habitue à faire les gestes consciemment.

Dans le même ordre d'exercice je propose de " souffler la bougie en la faisant danser "

Puis ensuite en l'éteignant d'un coup.

Cela apprend le contrôle, et je leur dis : " allez c'est toi le maître de ton petit bateau."

Les exercices d'élimination

Je propose à l'enfant de prendre dans la corbeille à " sons ", un objet qu'il écoute, puis qu'il pose sur une grande ardoise, ainsi 4 objets à "son" différent.

Puis il ferme les yeux et moi j'en enlève un en l'agitant pour qu'il le reconnaisse, et je demande de poser la main à cet endroit libre. Puis je les invite à" voir" dans leur tête comment est l'ardoise maintenant.

Je travaille beaucoup avec les gomètes de couleur et forme différentes.

Je procède comme avec les adultes c'est-à-dire :

* poser 3 gomètes successivement sur une ardoise vélléda blanche, et les enlever une par une.

L'enfant doit voir mentalement l'espace blanc qu'il a ainsi créé.

Il faut parfois laisser la fantaisie s'exprimer, un enfant les enlevait en soufflant sur chaque gomète.

Les exercices de distance

En fait la distance je l'invite à la sentir dès la première séance, dans le premier exercice, c'est à dire quand il sent sa petite maison, car alors je lui dis : " tu sens bien ta petite maison ? et bien en ce moment, maman qui fait ses courses est aussi est dans sa maison à elle. "

Il est très important qu'il réalise qu'ils ont chacun leur corps: maman et lui.

* Après un exercice où il est bien posé, ex : le triangle, l'arbre... je m'éloigne en parlant, en agitant un objet musical, et en allant dans le couloir, et je demande : " es-tu toujours pareil ?" "as-tu toujours ta petite maison ? "- "est-ce que tu respires toujours tout seul ?"

*L'appui au mur

Je propose de bien s'appuyer contre le mur, il s'y trouve bien en général. Je lui demande ensuite de se mettre sur ses pieds. Et je lui demande si ça fait pareil.

Je l'invite à se mettre de nouveau en appui contre le mur et je lui dis : " tu viens jouer avec moi ? " Il reste contre le mur, puisqu'il a besoin du mur !

Je lui propose de se remettre sur ses pieds et là encore je lui dis " tu viens jouer avec moi ! " Alors là il réalise qu'il est près à venir ! (cet exercice est proposé pour les aider à prendre plus d'autonomie, à se séparer un peu.)

Les exercices de décision

Je propose l'exercice du " oui, oui " - " oui ! " Je fais un peu comme précédemment, je dis " tu viens jouer avec moi " alors bien sûr je leur ai donné la consigne , ils disent " oui, oui " et restent à leur place, ça les amuse : " tu dis quoi quand tu dis oui, oui ? " " et ben c'est non "

Et je renouvelle mon invitation et là ils disent " oui " en serrant les poings.

Janine Mortier Praticienne